Retrouvez ici en intégralité la conférence de presse.
A la veille du Conseil Municipal,
1.- Le véritable déficit caché du FC Sète
2.- L’ineptie de la politique associative municipale sportive et culturelle
3.- Nos solutions
Le FC SETE : Un premier déficit qui était alors officiellement de plus de 800.000 € (automne 2008) nous dénoncions, outre une gestion hasardeuse :
- un grave défaut d’information et la communication d’informations inexactes de la part des dirigeants du club mais aussi de la Municipalité (majoritaire rappelons-le au sein de la Société d’Economie Mixte qui gère l’équipe professionnelle) ;
- des transferts illégaux de frais et recettes entre la SEMS et l’association qui gère les équipes de jeunes, pour tenter de dissimuler le déficit ;
- et d’étonnantes variations de frais.
Aujourd’hui, nous nous étonnons de l’étonnante chape de plomb qui persiste sur la situation financière du principal club sportif de la ville et surtout de la nouvelle dérive des instances sportives et politiques à son propos, mais nous saluons quand même le courage de celles et ceux, à commencer par les joueurs et le staff technique, qui continuent à se battre dans un tel contexte sur le terrain. Avec professionnalisme. Donnant ainsi un bel exemple aux jeunes qui jouent dans les autres équipes.
• Juin 2008 : 400.000 € pour combler soit disant le passif de la saison 2007-2008
• Juin 2008 : 416.000 € pour « régulariser situation irrégulière des biens immobiliers »… » rattrapant erreurs du passé que les municipalités précédentes n’avaient pas eu le courage de régler » (sic mr. Anfosso)…Y compris en 8 ans de mandat d’ailleurs par la Municipalité Commeinhes 1 !
• Mai 2009 : 450.000 € pour combler le “nouveau” trou par la Ville + 300.000 € pour terminer la saison par le repreneur
Soit, un total de UN MILLION CINQ CENT CINQUANTE-SIX MILLE (1.560.000) euros de trou à combler !
Nos solutions :
- Appel aux élus du Conseil Municipal, de tous bords, à refuser d’abord de voter un nouveau comblement de trou du FC Sète. Assez ! La Ville n’en a pas les moyens.
- Dépôt de bilan du club et recherche des responsabilités dirigeantes, à commencer par celles des représentants de la Ville au sein de la SEM Sète
- Fusion FC Sète – Pointe-Courte de Sète et redémarrage du club en CFA 2 avec budget moindre et sur la base d’une politique responsable désormais et contrôlée.
De même, nous prônons :
- la fusion des Dauphins du FC Sète et du Docker Club Sétois
- la fusion de l’Arago de Sète et du Sète Volley ball Club
Dans le même temps, l’instauration d’une véritable Charte Associative liant désormais les associations subventionnées par la Ville et cette dernière, préservant l’indépendance d’activité de ces associations, mais définissant un cahier des charges permettant le contrôle de l’utilisation des fonds publics, de la participation à l’activité de la ville et éviter de nouvelles dérives.
Notons que nous sommes contre cette décision unilatérale de vouloir fusionner l’Arago de Sète aujourd’hui, ou demain, avec Montpellier en volley-ball.
Et après-demain, les clubs de water-polo.
La culture aussi…
Cette solution, nous préconisons de l’appliquer aussi aux autres domaines associatifs.
Comme la Culture.
On peut cependant s’interroger sur les évolutions des budgets qui sont consacrés à ces deux pans de la vie sociale :
• le total des subventions consacrées au sport a bondi de 879.000 € à 1 million 370 mille euros en six ans !
• Dans le même temps, celui consacré à la culture chutait de 1 million 393 milles à…615.000 € !
Ces évolutions pourraient découler d’une orientation politique assumée.
Or, force est de constater que la plus grande part du gâteau dans ces domaines est mangée par :
• l’équipe première du FC Sète
• l’équipe première de l’Arago de Sète…
avec pour tous les deux des déficits chroniques.
Et en culture par le MIAM…décidément très glouton. Et qui, avec la plus importante subvention des structures culturelles sétoises, fait deux fois moins d’exposition ! Et bien moins d’entrée !
• la manipulation des faux chiffres d’entrées payantes
• la disproportion entre la subvention municipale directe et indirecte versée à cet établissement et le peu d’activité proposée, en rapport à d’autres établissements (2 expositions seulement annuelles, 2 salariés associatifs seulement…).
La Muncipalité dit qu’elle aide plus que jamais les associations, avec un budget de subvention identique à celui de l’an passé à peu de chose prés (35.000 € de plus).
Mais avec :
• trente-sept associations bénéficiaires en moins. Ce qui pourrait être synonyme de meilleure gestion, avec des fusions, des harmonisations d’actions..;Mais qui en fait résulte la plupart du temps de choix politiciens et totalitaires…
• une nouvelle association qui, et c’est un choix culturel à respecter, prend 70.000 € dés sa première année. Sans compter les aides indirectes, que la Ville apporte, à bon escient la plupart du temps, en logistique ou en prise en charge de prestations.
Un souhait : que dans cette politique associative on retrouve un petit plus d’aides aux quartiers. Avec une véritable politique d’animations dans ce qui est encore le coeur de notre cité. Certains sont quelque peu oubliés…
Et par une inquiétude : à voir la gestion de la SEM Sète, des subventions publiques, les dissimulations répétées…il y a de quoi se poser des questions sur l’état réel des dépenses municipales.


