Depuis de nombreuses années, la politique associative municipale manque cruellement d’une vision d’ensemble. Elle gère au cas par cas les demandes associatives sans réelle cohérence. Il est temps de redéfinir aujourd’hui cette politique en mettant l’accent sur les valeurs fondamentales, et plus seulement sur l’attribution d’enveloppes financières.
Quelle politique associative voulons-nous pour notre ville ?
Une politique de démesure financière en faveur de certains…ou une politique à la mesure de notre ville et de notre Bassin économique ?
Une politique d’élite…ou tournée aussi et avant tout vers la pratique de masse et la culture de l’apprentissage ?
Force est de constater que notre ville, malgré ses 43.000 habitants, n’a pas les moyens économiques d’ambitions dispersées et cahotiques.
Une véritable politique associative doit être basée sur :
- La transmission du savoir, l’instruction et l’apprentissage ;
- L’accès au plaisir et à la pratique pour tous ;
- La diversité des propositions d’activité ;
- L’Animation des quartiers sans exception…
- Et la compétition, mais sans en faire une course effrénée au résultat.
Oui aux équipes premières locomotives d’une pratique de masse, mais dans un subventionnement adapté et réaliste. Revenons à une échelle de valeurs, d’investissements et d’objectifs plus en rapport avec les moyens de notre Ville et de nos contribuables. Arrêtons de vouloir nous faire plus gros que le bœuf !
De récents résultats (Guingamp en coupe de France de football, Montpellier en demi-finale du championnat de volley-ball) le prouvent : on peut briller sans disposer de budgets inconséquents.
Aujourd’hui, nous sommes loin de ces valeurs. La politique associative de la Municipalité sétoise le prouve :
- non contrôle de la gestion du FC Sète et de la Pointe Courte de Sète, conduisant à des déficits que l’on fait payer, directement ou indirectement, aux contribuables sétois (de 70 à 150€ par foyer fiscal !) ;
- projet de fusion précipitée entre l’Arago de Sète et le club de volley-ball de Montpellier pour résorber des déficits financiers ;
- suppression de subventions à certaines associations sans justification (sauf politicienne) ou promesse (Vent d’Afrique…) non tenue ;
- passage de convention sommaire en conseil municipal pour des manifestations déjà largement entamées…
Dernier exemple encore de cette politique de cette absence de vision d’ensemble dans la politique associative municipale, l’interpellation du maire de Sète le 13 mai sur les ondes de France Bleu Hérault par un auditeur membre du club ApnéEau après le refus municipal d’octroyer cette année la moindre subvention à ce club. Et voilà tout d’un coup que le maire, en direct, se ravise…parce que le champion Frédéric Sessa vient de se qualifier pour la coupe du monde de la spécialité en août prochain ! La politique associative finalement au gré des ors et des paillettes possibles ! Mais c’est l’ensemble de la pratique de ce sport aquatique qui doit bénéficier régulièrement d’un soutien municipal…et non par à-coup !
Il est temps de dynamiser de manière cohérente et équilibrée l’ensemble des activités associatives sétoises. D’instaurer une véritable Charte Associative, liant associations subventionnées et Ville avant tout début de manifestation. Et d’y définir en toute transparence :
- l’aide financière attribuée par la Ville sous forme de subvention directe ;
- l’aide logistique et complémentaire prise en charge par les Services Municipaux, tant financièrement que matériellement ;
- le cahier des charges de la manifestation établi en collaboration avec la manifestation.
Tout en assurant l’indépendance d’activité et de fonctionnement de ces associations, elle définirait un mode de contrôle détaillé par la Ville de l’utilisation des fonds publics.
Philippe Sans, Président de Force Citoyenne


