Pour le Commissaire Enquêteur sur les Déclarations d’Utilité Publique sur la rue Honoré-Euzet, le Boulevard Maréchal Juin et quai des Moulins :
LA VILLE N‘INFORME PAS…ET CONFOND INTÉRÊT GÉNÉRAL ET INTÉRÊT PRIVE !
L’association Cette Évolution a appris incidemment voici quinze jours l’arrivée en Mairie de Sète le 3 avril dernier de l’avis du Commissaire Enquêteur sur les Déclarations d’Utilité Publique demandées par la Ville sur les rue Honoré-Euzet, le Boulevard Maréchal Juin et le Quai des Moulins.
Se rendant en mairie, elle s’est vu opposer un refus de communication de la totalité de ce rapport du Commissaire Enquêteur par la responsable du service urbanisme, se contentant donc contrainte et forcée de prendre quelques notes et deux photographies.
Elle en a informé, voici quelques jours à peine, les diverses associations politiques qui s’étaient sensibilisées à ces problématiques ainsi que la presse et les riverains concernés.
Sur le fond, Force Citoyenne ne remet pas en cause les opérations de rénovations immobilières et urbanistiques, nécessaires à l’évolution et au développement de la ville. Nous remettons par contre en cause la méthode et le manque de transparence.
Nous sommes tout d’abord choqués de voir que des citoyens sont contraints de se substituer au devoir de la municipalité. C’est d’abord à celle-ci d’informer les riverains des avis du Commissaire Enquêteur : les avis sont arrivés depuis plusieurs semaines déjà en mairie (le 3 avril…et toujours non communiqué officiellement, y compris à la propre commission d’urbanisme municipale !).
En amont des Enquêtes d’Utilité Publique, la Municipalité n’a déjà pas joué ce rôle d’information (comme le reproche le Commissaire Enquêteur), ni de concertation en ne présentant pas en détail les projets envisagés. C’est pourtant avec les riverains que doit être défini l’avenir d’un quartier.
Ce qui nous choque aussi, et par-dessous tout peut-être, c’est ce détournement des outils publics au profit d’intérêts privés.
Rappelons pour mémoire qu’une déclaration d’Utilité Publique permet à une ville d’imposer à des propriétaires récalcitrants de vendre leurs biens (sous peine d’expropriation)…mais dans le cadre d’un projet d’intérêt public et général!
Or le Commissaire Enquêteur lui même dénonce la Déclaration d’Utilité publique demandée par la Municipalité sur le Quai des Moulins comme n’étant pas d’utilité publique ! Elle n’avait pour seul but que de favoriser un projet privé.
En forçant ainsi, sous couvert d’Utilité Publique, un immeuble et un propriétaire à s’intégrer de force dans un projet privé ! Projet par ailleurs louable et intéressant nous ne le contestons pas.
La Municipalité, qui n’a pas à s’immiscer dans des négociations privées de ce type, avait d’ailleurs pressenti cet avis défavorable puisque, via la SA Elit, elle a tenté de retirer voici quelques jours cette demande de DUP, espérant étouffer l’affaire.
La seule Déclaration d’Utilité Publique qu’il faut engager pour ce quai des Moulins, c’est celle concernant la totalité de son emprise pour en faire enfin un véritable quai digne d’une entrée de ville !
Il ne s’agit pas ici de polémiques politiciennes contre telle ou telle majorité. Mais de l’avenir de notre ville. Sète ne doit pas tomber entre les mains d’une sorte de nomenklatura ou de république bananière ! A Sète, les copains d’abord…ce ne doit être qu’une chanson de Brassens. Et pas un mode de gestion publique!






Excellente analyse, il eût été judicieux de mettre cet article sur le blog de M. Sans, qui je pense, est plus consulté que ce site.
Ce qui est rassurant c’est que tôt ou tard la justice fini par s’intéresser aux dérives de certains élus. Même ceux qui se croient intouchables finissent par tomber. Souvenons-nous du maire de Nice…
D’où cette maxime : « Quand un médecin fait le Jacques, il doit s’enfuir à Punta del Este avant de passer par la case prison ». (Avait-il déjà touché le paquet de francs avant lla case prison, les juges à l’époque avaient tranché…) .
C’est quoi déjà la profession de notre maire ?
Et le Jacques, ça fait déjà un moment qu’il le fait…