Association loi 1901
A Sète, le Jeudi 9 septembre 2010

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Conférence de presse, 6 juin : L’affaire du groupe scolaire Langevin

L’affaire du groupe scolaire Langevin

La rénovation d’un complexe scolaire tel que celui de Langevin à Sète fait partie des nécessités d’une véritable politique municipale. Elle doit être conduite avec sérieux dans l’intérêt de ses usagers (enseignants, élèves, parents d’élèves), mais aussi des contribuables qui la financent via leurs impôts.

Or l’architecte (Christian Salvador) a vu son contrat résilié lors du dernier conseil municipal. Devant les justifications évasives données par l’adjoint aux travaux, Emile Anfosso, écartant lui-même toute notion de « faute grave », Force Citoyenne a consulté les pièces du dossier. Avec un double regard de juriste mais aussi d’architecte, son président étant diplômé et ayant exercé dans la profession.

Nous ne rentrerons pas dans la polémique sur les relations entre l’architecte et l’une des entreprises. Elles découlent par contre du refus de l’architecte de valider, malgré les injonctions du maître d’ouvrage délégué qu’est la SA Elit (présidée par le maire de Sète) et de la Ville (via son adjoint Emile Anfosso), une facture quelque peu étonnante présentée par cette entreprise : 14.000 € de fournitures pour des travaux de fondations non encore réalisées ! Ce qui est contraire à l’usage dans le bâtiment. De par la responsabilité juridique que porte l’architecte dans sa mission de viser ainsi les factures des entreprises, nous comprenons le refus de Christian Salvador de ne pas cautionner ce genre de pratique.

Troublant aussi de voir que l’entreprise de maçonnerie se voit accorder par la SA Elit une délégation de paiement direct pour un fournisseur pour 170.000€, soit prés de la moitié de son marché. Et ce sans consulter l’architecte sur le bien fondé de la demande.

Est illégal aussi le rattrapage de 10.000 € d’honoraires dus par la SA Elit, bras technique de la Ville de Sète, à ce même architecte pour la réalisation de deux premières tranches…en voulant les rajouter dans un autre marché (3ème tranche).

Nous comprenons d’autant plus encore la méfiance de Christian Salvador que par le passé, alors qu’il travaillait pour les HLM de Sète, il avait été confronté à certaines situations particulières du même ordre. Ce qui avait abouti après 2002, à ne plus collaborer avec l’Office Municipal.

Serions-nous à chaque fois dans des résiliations du « fait du prince » ? Qui aujourd’hui débouchent sur une véritable absurdité concernant une éventuelle responsabilité juridique : l’architecte « débarqué » du chantier est remplacé par un groupement d’entreprise sans aucun diplômé en architecture ?!

Nous demandons des explications claires à M. Anfosso, en tant qu’adjoint municipal aux travaux. Mais aussi à M. Commeinhes, qui est ne l’oublions pas président de la SA Elit, le maître d’ouvrage ! Un président qui…précisons le, n’a pas daigné recevoir M. Salvador lorsque celui-ci a souhaité expliquer sa réalité de la situation.

Nous demandons aussi une politique qui vise à améliorer la ville et notre cadre de vie, à commencer par celui de nos enfants en milieu scolaire…mais en cessant de puiser dans les fonds publics en dehors de toute transparence. Et pour des intérêts qui ne semblent pas, au premier regard, celui de l’ensemble des sétoises et des sétois !

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