On ne peut que se réjouir de l’arrivée de Maîthé Valles-Bled, ex-conservatrice du Musée de Lodève, pour mener un projet culturel de ville à la fois sur le Musée Paul Valéry et le Musée International des Arts Modestes.
On peut par contre s’interroger sur le fait que la Municipalité ait attendu quatre ans pour remplacer l’ancien Conservateur du Musée Valéry.
Il a fallu que les Services de l’Etat rappellent à la Ville son obligation pour qu’elle se mette enfin en phase avec la légalité administrative des Musées de France. Aussi bien le socialiste André Lubrano que moi-même l’avions sollicité en Conseil Municipal tout en rendant hommage aux fonctionnaires intérimaires pour assumer cette fonction malgré les difficultés et le peu de moyens attribués par la Ville, comparativement à ceux accordés au MIAM. Au détriment d’une cohérence culturelle.
Le tout est de savoir maintenant si le musée Paul Valéry retrouvera bientôt les heures de gloire vécues sous la Municipalité Marchand, où les expositions des César, Dufy, Manguin, Marquet, Combas et celles organisées à l’occasion du cinquantenaire de la mort de Paul Valéry attirèrent la grande foule.
Le dynamisme, le talent de Maîthé Valles-Bled, l’expérience qu’elle a de l’organisation de grandes manifestations peuvent le laisser penser. Encore sera-t- il nécessaire de lui donner les moyens financiers car Maîthé Valles-Bled aura à gérer deux établissements traités de manière inégale actuellement.
Le M.I.A.M., dont la programmation est portée par Hervé Di Rosa, fonctionne sous une forme associative depuis sa signature en Mars 2001 par François Liberti. La subvention que l’association perçoit (et qui devait être relayée par le sponsoring suivant l’accord initial…) sera-t-elle mise à la disposition de la nouvelle Conservatrice pour faire fonctionner les deux Musées?
La Municipalité octroiera-t-elle au Musée Valéry un budget équivalent à celui du M.I.A.M.? Tout cela mérite d’être dit clairement car on peut se demander si la ville peut soutenir deux entités qui coûtent cher si l’on veut qu’elles soient rayonnantes. Et surtout plus populaires, ouvertes et attractives pour les sétois. Quitte à les faire aller à la rencontre des sétois. Jusque dans les rues et sur les places !
Robert Albiol, ancien adjoint à la Culture et membre de Force Citoyenne




