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A Sète, le Jeudi 9 septembre 2010

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Le festival de la poésie : Open bar !

Il ne s’agit pas ici de remettre en cause le travail nécessaire entrepris par la nouvelle conservatrice du Musée Paul-Valéry, madame Maïté Vallès-Bled. Ni le projet d’un éventuel festival de la poésie ou autres initiatives visant à nourrir la vie culturelle sétoise.

Mais nous ne pouvons pas cautionner une dérive financière annoncée. Ni une volonté municipale récurrente de cacher la réalité budgétaire aux contribuables sétois. Comme cela a été le cas sur les trous du FC Sète…et autre Pointe-Courte !

Et aujourd’hui sur le véritable coût du projet de festival. M. Commeinhes annonce 65.000 € de subventions municipales…avant que les véritables chiffres ne soient dévoilés par la presse : 215.000 € ! Somme qu’aucun autre festival n’a obtenu à ce jour.

La Ville de Sète peut-elle se permettre un tel train de vie sans impact sur les autres manifestations ? Quels choix à venir ?

Et n’y-a-t-il pas de besoins plus vitaux, d’autres priorités pour notre ville et pour le quotidien de ses habitants, tant au niveau d’aménagements urbains, entretien des rues…, que d’équipements structurels ou sociaux ? Ou encore de vitalité associative locale ?

L’ambition supposée de la manifestation, de par le budget annoncé, n’implique-t-il pas de faire de cet évènement un festival pour l’ensemble du Bassin de Thau, avec des financements impliquant alors pourquoi pas l’Agglomération et d’autres communes ?

Attention à ne pas faire Open Bar au détriment des finances locales. Car c’est toujours le contribuable qui trinque au final.

Philippe Sans

Président de Force Citoyenne

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Une réponse de “Le festival de la poésie : Open bar !”

  1. D’accord avec toi Philippe.
    Je pense que la valeur d’un festival repose en partie sur l’accueil, voire la participation de la population locale. Si la popualtion a des doutes sur son bien fondé, ce festival sera boudé et seuls les gens extérieurs y participeront.
    D’autre part, un festival doit être fait pour quelque chose et pour lui-même, pas pour de la gloriole. Il peut d’autant plus participer au développement culturel local et devenir attractif pour des gens extérieurs s’il est pensé non pas comme un simple évènement mais comme un outil de développement local ; en ce cas, son assise géographique peut être mise en cause et, effectivement, élargie à l’ensemble du Bassin de vie, bassin de Thau.
    J’ai participé à quelques moments du festival de Lodève, les voix de la Méditerranée, que j’appréciais beaucoup tant par son organisation que par l’ambiance et la qualité de ce qui était proposé. C’est un projet d’envergure qu’une commune seule ne peut pas porter et qui nécessite un véritable accueil et soutien de la population. Sinon, arrivera le rejet, à un moment ou à un autre.
    Lui donner une dimansion à la fois locale et nationale, valotisant notre terroir, mérite de l’intégrer dans un choix politique culturel fort à dimension Bassin de Thau, utilisant, à l’occasion, des moyens innovants.

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