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A Sète, le Jeudi 9 février 2012

Interventions de Marion Devineau

Au Conseil Municipal du 2 mars 2010,



A propos du budget 2010 de la Ville de Sète

Monsieur De Rinaldo, Monsieur le Maire,


A la présentation de ce budget de la Ville pour l’année en cours, on peut d’abord se féliciter:

  • De la non-augmentation des taux d’imposition, déjà trop élevés pour bon nombre de contribuables sétois.
  • De la prise en compte de certaines remarques de la Chambre Régionale des Comptes.
  • De l’évolution des investissements qui vont être consacrés, on l’espère, à l’amélioration du cadre des vies des sétois.
  • Et de la baisse des charges financières.

Cependant, en regardant de plus prés ce budget,

  • Nous constatons une forte augmentation (+ de 17%) des charges à caractère général.

Monsieur De Rinaldo, lors de la présentation du Débat d’orientation Budgétaire, vous aviez dit, je cite mot pour mot, qu’»il fallait maintenir l’équation du maintien des services à la population malgré des crédits contraints.»

Or, dans les postes qui subissent cette forte augmentation de charges, je note:

-      un poste maintenance en progression de +75%

-      un poste honoraires (dont extérieurs aux Services Municipaux, j’y reviendrais tout à l’heure) en progression de +86%, passant de 194.000 € à 361.000 €!

-      Et surtout des postes «Divers» (sans précision réelle comme j’ai pu le constater l’an dernier…ou alors pour masquer des dépassements de budgets d’autres services, comme celui de la Communication,  de la Culture ou de l’Animation) qui augmentent de 87 et 43%, passant de 1,3 millions à prés de 2,2 millions d’euros!

-      Et je rajoute le poste «Annonces et Insertion» qui double carrément!

-      Sans parler d’un poste «Transports de bien» qui passe de 10.000 € à…236.000 €! Mais que va-t-on donc transporter de si précieux que vous ne transportiez pas les années précédentes?

On peut aussi s’étonner que, dans un budget «marqué par la rigueur» comme vous l’avez dit, vous vous votiez une augmentation de 18.000 € des indemnités des élus de la Majorité Municipale!

  • Nous constatons aussi que, malgré les préconisations de la Chambre Régionale des Comptes, la dette continue de progresser pour s’élever aujourd’hui à 75 millions et demi d’euros.

Et surtout que 66% des emprunts contractés par la Ville ne sont pas à taux fixes. Ce qui présente, aujourd’hui certes, grâce à des taux très bas, un certain avantage qui conduit à baisser nos charges financières. Mais un avantage à très court terme. Et un risque certain pour l’avenir : les taux ne pouvant que remonter, entraînant aussi une hausse de nos charges financières.

  • Je reviens maintenant, j’en parlais tout à l’heure en évoquant ces honoraires extérieurs qui se multiplient au détriment des Services Municipaux, au tableau du personnel.

On peut noter que vous vous mettez plus en phase avec les préconisations de la Chambre Régionale des Comptes entre effectifs budgétisés et ceux réellement pourvus.

Par contre, nous constatons tout d’abord avec surprise que les trois postes de collaborateurs de votre cabinet n’apparaissent plus, ainsi qu’un Directeur Général Adjoint des Services. Que sont-ils devenus?

Et avez-vous mis un terme aux utilisations illégales de voiture de service et frais attenants à ces postes?

La Chambre Régionale des Comptes a dénoncé aussi des sureffectifs récurrents, malgré les transferts de personnels (Agglomération et Pompiers). On peut noter que ces effectifs baissent en 2010 de 30 postes. Mais ces baisses concernent principalement les Services Techniques (36 postes en moins), la Police Municipale (1 poste de moins alors qu’ils sont déjà peu nombreux compte tenu de la population et des tâches à accomplir)…Et dans le même temps, l’animation se retrouve avec 17 postes de plus. Qu’est-ce qu’on va s’amuser!

Je voudrais que vous nous expliquiez ces choix de réduction de certains services municipaux à la Population?


Les réponses des élus :

Pour Antoine De Rinaldo, adjoint aux Finances, «ce sont des dépenses nécessaires à l’application d’une certaine politique.» On s’en doute Antoine…mais encore? «Je n’en sais rien…mais si on l’a fait c’est que c’était nécessaire! Je ne peux pas venir avec le détail de 145 postes de dépenses générales! Mais si vous avez un point particulier, je vous répondrai(s?) un autre jour!» A Pâques Antoine?

Aucune réponse rationnelle sur l’impressionnant poste «Divers». Poste des plus obscurs…

Gêne aussi du maire et de son adjoint aux finances qui jettent en pâture aux autres élus de la majorité à propos de 17 postes créés à l’animation par le maire et son adjoint aux Finances, pourtant les premiers décideurs : «S’il y a quelqu’un qui peut répondre à propos de ces postes?» Heureusement, l’adjointe Pierrette Roucoulet a reconnu des créations de postes d’animateurs…On peut saluer aussi l’explication rationnelle du conseiller municipal  Rodolphe Mézan a propos du regroupement de frais internet et téléphoniques.

Enfin la meilleur de l’adjoint aux Finances peut-être, à propos du taux de rigidité mis en avant par le Rapport de la Chambre Régionale des Comptes à propos de la situation financière de la Ville de Sète : «Moi je fais mon taux! Je le calcule autrement».


    A propos du déficit caché de la Pointe-Courte de Sète

Tout en se félicitant de la signature enfin de convention d’objectif et d’une plus grande attention sur des documents comptables que doivent fournir les associations sportives bénéficiant d’importantes subventions, Marion Devineau demande si cela a été appliqué à la Pointe-Courte de Sète pour l’augmentation de la subvention. Et à combien se monte le déficit aujourd’hui?

Les réponses des élus :

Serge PaÏola, conseiller municipal en charge des sports, justifie bon nombre de forfaits des équipes de la Pointe-Courte par…»un manque d’effectifs. S’il y avait un déficit, le club aurait été arrêté!». A moins qu’un engagement écrit de la mairie n’ait été fourni au Tribunal…par exemple, par les avocats du club et du président Laurent Besson. Donc il n’y a rien eu à la Pointe-Courte? Serge, mais  franchement…tu prends les gens pour des boeufs ?


    A propos des avenants sur le projet de base nautique aux Quilles

Marion Devineau s’étonne d’un avenant portant le marché de 167.000 € pour 140m2 à…344.000€ (soit le double !) pour 50 m2 à peine de plus.

Les réponses des élus :

Serge PaÏola, conseiller municipal en charge des sports, fait d’abord celui qui ne comprend pas  : «Si vous ne voulez pas qu’on fasse une école de voile, dites le!». Mais il est benêt ou quoi le Païola? Pourtant quand il donne des HLM, il est plus futé que cela à ce qu’on dit…Seule justification enfin fournie, aprés des fouilles dans le sol, il a fallu revoir les fondations. C’est fou ce qu’on découvre dans les chantiers municipaux comme imprévus une fois les budgets initiaux votés !!!

    A propos des travaux entrepris sans permis au Musée Paul-Valéry

Marion Devineau, tout en rappelant qu’elle se réjouit de voir enfin pris en compte l’amélioration de ce Musée municipal, dénonce les pratiques illégales du maire : le 9 décembre dernier, en conseil Municipal, alors qu’elle lui demandait si un Permis de Construire avait été déposé et donc si un projet précis existait, le maire avait répondu en se tournant vers ses conseillers «Ben oui…sûrement!».  Et aucune précision n’avait été apporté. Or le maire avait menti : non seulement les travaux ont commencé début novembre sans dépôt de permis…Et celui-ci, finalement déposé le 9 décembre (quelle coïncidence!), n’a toujours pas été accordé alors que des ouvertures en façade ont été créées! En toute illégalité donc. Marion Devineau met en avant les précautions par rapport à un site patrimonial protégé et sensible entre Cimetière marin, Sémaphore, Théâtre de la Mer…Et rappelle qu’il y a des procédures légalistes à suivre. Et qui s’impose à n’importe quel contribuable. A commencer par la Ville et son maire.

Les réponses des élus :

  • François Commeinhes, maire de Sète : «Moi je n’ai pas peur des risques pour l’avenir de Sète, son rayonnement culturel…Et que cela le justifie!»

C’est vrai que quand c’est justifié, il a raison d’en prendre des risques, notre François! Comme avec le FC Sète, Laurent Besson, Jackie Bonnieu et les concessions de l’America’s Cup ou des Pierres Blanches, le terrain prés de la Clinique Sainte-Thérèse…

    A propos de la ZAC Ouest

Marion Devineau, en parallèle aux tragiques montées des eaux et inondations de la côte vendéenne, revient sur les risques estimés par les services de l’Etat sur notre littoral à l’horizon des prochaines décennies : montée des eaux d’un mètre à un mètre quatre-vingt. Et un coût important envisagé pour notre seule région de plusieurs milliards d’euros pour des infrastructures de protection. Elle met en avant les risques que l’on fait prendre aux habitants de la première tranche de Villeroy. Et donc à terme aussi au porte-feuille des sétois. Les garanties n’étant pas celles que l’on prend aujourd’hui pour la ZAC Ouest où les niveaux de prévention ont été relevés. Elle demande qu’avant de lancer cette ZAC Ouest soit entériné un véritable Plan Local d’Urbanisme intégrant le Plan de Prévention des Risques d’Inondations.

Les réponses des élus :

Aucune…Comme on dit à Sète «Parle à mon c…, ma tête est malade!». Une petite explication rassurante sur la première phase aurait été le minimum. Mais c’est vrai que le François Commeinhes préfère répondre à des journalistes (voir Midi Libre du mercredi 3 mars sur le même thème) qu’à des élus du peuple.

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Vos réactions à ce billet...

2 Commentaires à “Interventions de Marion Devineau”

  1. escaffre dit :

    Pour répondre faut-il encore connaitre le dossier!!

  2. Force Citoyenne dit :

    Ce qui sous-entend que nos élus ne connaitraient pas leurs dossiers? Donc seraient-ils menteurs…ou incompétents?

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