Parmi les principaux dossiers de ce conseil, le Plan de Prévention des Risques d’Inondation et le Budget Primitif 2011. Sans parler des…grains de sable !
Sète, toujours plus « eau »
En préambule au Conseil Municipal, un représentant de l’Etat a présenté le nouveau projet de plan de préventions des risques naturels d’inondation. Celui-là même qui avait fait étrangler notre maire voici quelques mois car il rendait inconstructible de grandes zones sétoises, de par les risques encourus.

Après quelques âpres discussions en préfecture (nous y reviendrons bientôt), la Ville a obtenu un « aménagement » qui permet de ne pas contrecarrer le projet de ZAC Est qu’a promis François Commeinhes : baisse de la côte limite de risque de 2 mètres de hauteur à 1m50, autorisation par l’Etat de remblaiement pour être au-dessus du risque y compris dans les zones classées initialement par ces mêmes services de l’Etat à « haut risque ». Remblaiement normalement est interdit par le PPRI…sauf dérogation. Mais sur cela aussi nous y reviendrons…
Questions posées par l’opposition:
- Que se passera-t-il si la mer monte de plus de 2 m ?
- Où l’eau s’évacuera-t-elle ?
- Pourquoi ne pas prévoir des zones d’évacuation des eaux ?
- Pourquoi des remblais ont-ils été autorisés sur des zones inondables ?
Pour parti, le représentant de l’Etat se justifiant en précisant que si l’on maîtrise les risques en zones fluviales, on ne maîtrise pas les risques engendrés par la mer.
La partie due à l’érosion maritime (falaise de la Corniche, par exemple) n’a pas été traitée dans le dossier présenté. Ce qui permet au maire de donner un permis…
Budget Primitif 2011 : tout va très bien !
Le Premier adjoint aux Finances Antoine De Rinaldo est plutôt content : dans un contexte économique et financier difficile, les résultats de l’exercice 2010 sont en amélioration selon lui : épargne nette positive, pas d’augmentation depuis six ans des taux d’imposition, baisse de la dette de la commune de 75 à moins de 72 millions d’euros. Ce dont on peut se féliciter.
Avec quelques bémols cependant : la promesse faite par François Commeinhes aux électrices et électeurs en mars 2008 de baisser les impôts à mi-mandat n’est donc pas tenue. Car nous sommes à mi-mandat !Et en prime, en relevant les bases, il augmente indirectement les impôts cette année. On s’en rendra compte à réception des belles feuilles…
Les principaux chiffres :
- Recettes réelles de Fonctionnement : 77,33 millions d’euros, dont Impôts et Taxes 54 millions d’euros.
- Dépenses réelles de fonctionnement : 72,07 millions d’euros dont charges à caractère général, 16 millions d’euros et dépenses de personnel, 39 millions d’euros.
- Recettes réelles d’investissement : 43,95 millions d’euros dont emprunts et dettes assimilées 34 millions d’euros.
- Dépenses réelles d’investissement : 49,21 millions d’euros dont équipement brut 12,14 millions d’euros.
Un budget qui, selon Antoine De Rinaldo, pourrait être revu si le Partenariat Public-Privé sur l’éclairage public était mis en place en 2011. On te croit Antoine, ça va coûter 15 à 20 millions d’euros de plus à la Ville sur 20 ans !
L’opposition municipale a fait remarquer que la baisse des subventions aux associations (-10%) était inégale. Ce que défend la Municipalité Commeinhes. La conseillère municipale Elyane Albano a précisé que ces baisses étaient compensées par des aides matérielles de la Ville (comme par exemple le prêt de réfrigérateurs pour les sociétés de joutes). Un serrage de ceinture qu’apprécieront certaines associations, à qui la Ville enlève 400, 500 ou 1.000 € (pourtant importants pour certaines d’entre elles)…après avoir largement arrosé (à prés de 600.000€) le Festival de Poésie des Voix Vives ! Il est vrai que ce n’était pas une subvention (68.000 € à peine au départ officiellement)…mais des prises en charge par la Ville petit à petit au fil des lignes. Comprenez lignes budgétaires !
Vive la famille !
Comme le disait Marlon Brando dans le film « Le parrain »…Emile Anfosso lui n’a pas assisté au conseil Municipal « pour raisons familiales ». Espérons sincèrement que ce n’était pas grave… A moins que ce ne soit pour ne pas voter cette fameuse délibération n°7, écartant la famille Di Stefano, après plus de vingt ans de New-Spot, de l’exploitation d’un restaurant de plage. Car selon certaines sources bien informées, il aurait fait part de son désaccord notamment à ladite famille concernant l’attribution de cette concession à un autre. Mais delà à en assurer publiquement ce désaccord…
Remarquez, il n’a pas été le seul élu de la majorité à glisser ici et là des commentaires de désaccord ou de malaise par rapport à ces quelques derniers évènements. Mais bien évidemment, jamais devant le maire… Ça nous rappelle un autre film, dans un autre genre : « Courage, fuyons ! » Moins bon que « Le Parrain » , cinématographiquement parlant bien sûr !
Commeinhes, expert ami-ami
Et notre cher maire n’a toujours pas justifié les changements de classement qu’il a opéré par rapport à l’avis de la commission de consultation des candidatures sur les concessions de plage. C’est un peu notre expert ami-ami quoi ! Il sait c’est tout…faut lui faire confiance. Toujours est-il que des recours pourraient être engagés contre l’ensemble de la procédure pour de multiples irrégularités.



Si la mer monte de + de 2m, à cause d’une tempête, c’est que le vent souffle à 220 Km/h et qu’il y a une marée exceptionnelle et que les vagues ont brisé les digues et le brise-lames… Je ne vois aucun inconvénient à remblayer pour se mettre à plus de 2m dans une zone où il y a déjà des constructions, pour faire mieux. MAIS pour faire à l’entrée de Sète des murs de béton et de verre de plus de 26m de haut, la ZAC Est, alors je ne suis pas du tout d’accord. Cette histoire de PPRI qu’il est très facile de contourner sert de paravent à l’énormité du projet réel: perte des entreprises obligées d’aller voir ailleurs, entassement dans des immeubles disproportionnés à la ville, grignotage d’un espace où le port a vocation à s’étendre (nos dockers sont des bosseurs, eux!), etc… Il serait judicieux de regarder de l’autre coté, celui de la SNCF, qui gaspille du terrain, jonché de débris de rails, d’herbes de la pampa, de constructions en ruine, il y a des dizaines d’hectares qui sont vraiment libres et où l’on pourrait faire des logements à taille humaine (R+4) et une extension du centre qui serait une vraie entrée de ville! Et je n’ai pas évoqué nos misérables quais de Cayenne, entourés d’un merlon, comme des camps militaires, seule idée trouvée alors que de beaux parcs de promenade avec vue sur St Clair, quelques immeubles en mixité sociale seraient tellement plus agréables! Le PPRI qui cache les problèmes…
Tu as raison Régis sur la nécessité de ne dialoguer avec Région, Agglo…pour que la ZAC Est réponde aux besoins économiques, portuaires de par sa proximité et sa contiguïté avec le port (en plein renouveau souhaitons le). Réponde aussi à une image naturelle et attractive que se doit d’être une entrée de ville. Sans en faire de suite une nième zone commerciale bas de gamme. Sans en faire de suite une zone d’habitation. Il faut cependant tenir compte que du côté des friches SNCF, nous sommes dans un environnement aussi industriel avec quelques entreprises aux odeurs pas forcément attirantes pour habiter…De quoi donc avoir une véritable réflexion en profondeur sur ce terrain là…Et un débat. Qui pour l’heure n’a pas eu lieu véritablement, ni en commission d’urbanisme municipale, ni en conseil municipal, ni avec la population, les acteurs économiques, l’agglo, la Région, la CCI…
Bâtir à une encablure d’une zone Natura2000 et de surcroît sur une surélévation de 3m de haut pour éviter les contraintes du PPRI et cela à l’entrée de la ville côté Ouest c’est tout bonnement scandaleux. A qui fera-t-on croire que cet ensemble immobilier était indispensable ? La construction de ce quartier va à l’encontre de la loi SRU qui veut recentrer l’habitat. Encore de beaux embouteillages en perspective et un superbe engorgement l’été. Il y a suffisamment de quoi faire au centre ville, voir ailleurs dans Sète, dont la majeure partie des immeubles est délabrée voir insalubre. Mr notre Maire ne doit pas souvent flâner dans les rues Maurice Clavel, JJ Rousseau, Louis Blanc, Lazare Carnot, Voltaire, etc… Il y a certainement de quoi faire avec le PNRQAD et les subventions associées sans défigurer progressivement notre cité. A qui profite le crime ? On nous balance dans le nez les 20% et plus de logements sociaux.. On verra bien parmi les familles modestes qui aura les moyens d’y accéder. Mais cela ne trompe pas ceux qui ouvrent un peu les yeux, les destinataires seront essentiellement des retraités du nord de la France qui veulent venir mourir au soleil. Lier l’augmentation des finances de la ville à la supposée taxe foncière et d’habitation qui en sera induite est une bêtise. Il faudra de l’assainissement en plus, de l’eau en plus, de l’éclairage public, de la sécurité, bref la sauce risque de coûter plus cher que le poisson.