Se promener dans certaines rues de Sète se rapproche plus d’un parcours du combattant que d’une promenade de plaisir. Il vaut mieux en effet regarder par terre plutôt que les façades, aussi belles soient-elles, de certains immeubles : vous risquez à chaque instant soit de vous tordre la cheville dans un nid de poule, soit de marcher dans une crotte de chien.
Ne nous laissons pas aveugler par quelques travaux et arrangements nécessaires faits (enfin!) ici et là en centre ville ou dans des artères principales. Promenez-vous dans les quartiers populaires : vous serez horrifiés par le peu d’entretien des chaussées, des trottoirs et par l’insalubrité de certains lieux.
Et maintenant, voici que certains chers élus intercèdent auprès de parlementaires de leurs bords pour que la loi du 11 février 2005 (qui rend obligatoire l’accessibilité de tout bâtiment public ou privé aux handicapés) soit vidée de sa substance en accordant de nouvelles dérogations pour les…bâtiments neufs ! Une manière d’accentuer l’exclusion de personnes handicapées, de mères de famille avec poussette, de personnes âgées et de tous ceux qui ont des difficultés de déplacement…
Jean-Louis Martinez
Adhérent de Force Citoyenne




Si les retraités et les personnes agèes catégorie de » gens » que la municipalité de Sète veut faire venir en grand nombre dans sa ville ne peuvent plus accéder à l’immobilier, cela ne va arranger leurs affaires
Quant aux chevilles, moi j’y ai laissé la mienne en sortant de la piscine Maurice Clavel
Quel scoop Monsieur Martinez, il y a donc des rues mal entretenues avec, comble de l’horreur, des crottes de chien !! Vous devez certainement être un « nouveau Sétois » comme on aime le dire dans la presse locale car le phénomène n’est pas récent, il se perd même dans la nuit des temps de cette ville atypique du bord de la méditerranée. C’est ainsi.. rien ne gêne personne ici, ni le bruit, ni les trottoirs de 30cm de haut, ni les crottes de chien, ni les poubelles éventrées, ni les tables de restaurant empiétant sur le domaine public, ni les autos garées sur les trottoirs et sur les passages piétons ou en double file, bref RIEN ne semble être gênant à Sète et tout le monde s’en donne à coeur joie dans la mesure où la police municipale est inexistante et où le civisme semble être une maladie honteuse. Le pire c’est que cela semble être contagieux et les étrangers qui viennent s’y installer prennent vite les mêmes travers. Il est plus facile de se lâcher et de sombrer dans ses instincts primitifs que de faire des efforts à minima afin que cette ville prenne un aspect plus civilisé. La solution existe t’elle je n’en sais rien mais personnellement je sais que je n’y resterai pas.
la loi définit un minimum légal obligatoire, chacun peut décider de faire plus ; aussi voyons ce que fera la municipalité : appliquera-t-elle la loi à la lettre ou décidera-t-elle d’inscrire dans son règlement d’urbanisme l’accessibilité pour toutes les nouvelles constructions ? acte manifestant très concrètement les choix politiques de la ville de Sète ; à suivre …
Intéressante proposition de Nicole…Et si la Ville de Sète se dotait enfin d’un Plan Local d’Urbanisme imposant le quota minimum de stationnement aux nouvelles constructions, sans dérogation, d’accessibilité handicapé y compris aux immeubles privés nouveaux, label HQE…
Ne vous inquiétez pas, on va l’avoir notre Plan local d’Urbanisme. Pour la plus grande joie des promoteurs qui se bousculent déjà. Et pour preuve de leur gratitude ceux qui seront retenus pourvoiront leurs « blockhauss » de béton des places de stationnement exigées par la loi , du label HQE et de l’accessibilité….Si il n’y a que ça qui vous tracasse vous pouvez être rassurés.
Par contre espaces naturels, activité portuaire, qualité de vie, pittoresque, …..ça il faudra repasser.
Un Plan Local d’Urbanisme est une obligation légale. Qui permet aussi à une Ville de préserver ses espaces naturels, son pittoresque, son cadre de vie…justement! C’est et doit être sa vocation première.
Pour l’activité portuaire, cela ne dépend pas d’un PLU seulement (il peut seulement bloquer, ce que nous souhaitons, les zones pour cette activité), mais aussi de la politique conjuguée de la Région (en charge du Port), de l’Agglo (compétence économique), de la CCI et de ses ressortissants entrepreneurs, de la Ville, de l’office de Tourisme, des pêcheurs…